Oktoberfest (la suite)
Les fêtes foraines ont toujours une ambiance particulière. A mon arrivée, j’ai été particulièrement frappée par l’absurdité du décalage entre le torrent de décibels et de lumières clignotantes qui se déversait sur la place et le fait que celle-ci soit quasiment déserte. Les attractions jouent la surenchère, toujours plus haut, toujours plus fort … Et puis, dans un petit coin à l’écart, la petite cahute décalée. Elle s’appelle “L’atelier de Van Gogh”. C’est une sorte de Photomaton couplé à un programme de traitement d’image et pour quelques euros et une minute de patience, on peut avoir son portrait dessiné ou une caricature.
Oktoberfest
Quelques croquis tirés de mon carnet tout neuf pour vous faire partager l’ambiance de la fête.
Je suis allée à Sittard, la ville voisine pour une soirée et comme le fait remarquer mon ami hollandais Rene : carnaval est un peu en avance, cette année
Il est vrai que, bien plus que l’an passé, les décorateurs ont forcé sur le style bavarois. De nombreux stands sont décorés de losanges bleus et blancs. Musique à schaukeln (ce balancement bras dessus-bras dessous de fin de repas qui remplace la danse quand on a le ventre trop plein) et beaucoup de monde en costume tyrolien : culottes courtes et grosses chaussettes pour les hommes et jupettes et dirndl pour les dames. La bière est locale, donc bonne, on boit pas mal, on parle fort, l’orchestre joue faux “1.2. prosit”…
Fort Sint Pieter
crayon HB et aquarelle sur papier Daler & Rowney grain fin A4
Dimanche après-midi à Maastricht. La ville s’étend sur les rives de la Meuse mais aujourd’hui, ce sont les collines qui l’entourent qui ont attiré beaucoup de monde. il faut dire que le temps est quasiment estival : on se promène en polo sous un beau soleil et un ciel uniformément bleu. L’occasion pour moi de découvrir le fort Saint Pieter et les grottes qui font de la montagne Sint Pietersberg un dédale de galeries.
Le fort date de 1701-1702 et a été restauré en 2007. De là-haut, on a une vue magnifique sur la ville. Je pensais pouvoir visiter l’intérieur et la casemate mais pour cela, il fallait prendre rendez-vous. Tant pis !
Sur le plateau, beaucoup de familles avec les enfants et les chiens. L’endroit ressemble un peu au Causse d’Augmontel : il y a de l’espace pour courir et jouer librement, des sentiers de randonnées pédestres et à vélo et un petit chalet qui fait restau et bar.
Quant aux grottes, , un labyrinthe de plus de 20 000 galeries formé par l’extraction de marne a vu le jour au fil des siècles dans la Sint Pietersberg (montagne Saint-Pierre). Carriers et artistes y ont laissé leur empreinte sur les parois, comme en témoignent les nombreuses inscriptions parfois très anciennes. Les grottes n’ont pas uniquement été utilisées pour leur marne ; elles ont également servis de refuge pour les habitants pendant les nombreux sièges qu’a connu la ville et pendant la Seconde Guerre mondiale.
Enhco & Co
Vendredi soir, je suis allée entendre le concert d’ouverture de la saison culturelle de Castres. Excellente programmation, puisqu’il s’agissait du trio Enhco qui nous a offert une soirée de jazz (avec une touche de blues) d’une grande qualité.
D’habitude, je ne suis pas férue de jazz, je n’y connais pas grand chose. Mais là, chapeau bas ! Le jeune Thomas Enhco joue du piano d’une façon époustouflante. A peine sorti des jupes de sa maman, il parait qu’il composait déjà ses propres musiques. Eh bien, celui-là ira loin, c’est une sorte de nouveau Mozart, si vous voulez mon avis. On entend bien qu’il a une formation classique et il y a de Ravel et de Debussy dans ses créations jazzies, et même par moment de l’esprit Satie.
En plus, il interprète avec maitrise et sensibilité, ce qui ne gâte rien, et, on le voit, il partage avec le public une grande énergie et un immense plaisir.
Il faut dire qu’il est bien accompagné : à la batterie, le (très jeune aussi !) belge Nicolas Charlier rythme tout en nuances. Enfin, à sa drôle de contrebasse électrique, le canadien Chris Jennings avait aussi des doigts d’or vendredi. Bref, un formidable trio qu’il faut aller écouter si vous en avez l’occasion.
Tous les dessins au crayon HB sur carnet Hahnemühle (11 x 11 cm)
Monoprix
Monop’, la grande verrière, rue Gambetta
crayon HB sur carnet à dessin Canson
Depuis des lustres Monoprix occupe un très beau bâtiment au centre-ville. Quand j’étais gamine, l’enseigne s’appelait “aux dames de France”. Une grande partie de la façade vient d’être rénovée, pas trop mal, me semble-t-il. Une autre partie quasiment aussi importante est encore en mauvais état et j’espère qu’elle sera, elle aussi, bientôt réhabilitée.
Au parc
Début d’après-midi ensoleillé, ce mercredi, jour de mon cours de dessin à l’école des Beaux-Arts dans le jardin Briguiboul. Je suis arrivée un peu en avance pour profiter du beau temps et je ne suis pas la seule. Que faire en attendant l’heure de mon cours ? des croquis bien sûr !
croquis au crayon HB sur carnet Hahnemühle (11×11 cm)
Comme une proue
A l’angle de la rue Gambetta et de la rue Bonne Montmaur, à Castres, se dresse cet immeuble en pointe qui m’évoque inévitablement une proue de navire. Cela fait longtemps que j’avais envie de m’y frotter mais il faut se mettre au milieu de la chaussée pour avoir un bon angle, ce qui, vous en conviendrez, est un peu dangereux au milieu de la circulation automobile.
Heureusement (!) le dimanche, Castres est une ville morte et j’ai fait mon croquis bien tranquillement.
Encore des gens…
Très accaparée par le travail, j’ai peu de temps pour dessiner. Je me débrouille pour trouver des sujets tout près de chez moi et mettre à profit de courts moments de détente. Dimanche dernier, je me suis offert une petite récré au jardin public. Bavardage, drague et vrai-faux sportif en marcel…..






















